Pour que la kinésithérapie soit bien conduite il faut qu'elle soit précoce, indolore, active complète, progressive et continue
1- Précoce :
Certains orthopédistes conseillent d'entreprendre la kinésithérapie dés le lendemain du traumatisme par des contractions statiques sous plâtre et après la mobilisation des articulations libres du membre lésé. Dans ce cas, la douleur est un signal d'alarme qui doit suspendre toute manipulation.
2- Indolore :
Ce qui importe en rééducation c'est la répétition des exercices. si la séance de rééducation entraîne des douleurs par des manœuvres passives, exagérées ,intempestives, il est évident que le patient se gardera de mobiliser ses articulations jusqu'à la séance suivante, de peur de réveiller des souffrances intolérables , au contraire, si la rééducation est progressive, active et non passive, dans la limite de la tolérance, la séance terminée, le patient ne ressentant aucune douleur, serra pris à recommencer seul quelques heures plus tard.
3- Active :
Il est important que la kinésithérapie soit active, c est à dire faite de contraction musculaire volontaire. La participation du patient doit être effective. Le résultat définitif dépend de cette participation, sans elle ; la consolidation se ferra Biensûr mais elle s'accompagnera de raideur, et la récupération fonctionnelle demandera des mois pour un résultat peut être médiocre.
Les contractions musculaires s'accompagnent d'un mouvement de chasse vasculaire qui irrigue l'appareil musculo-tendineux et articulaire. Par conséquent, les contractions musculaires et l'irrigation assouplissent les raideurs et facilitent la récupération de l'amplitude articulaire. Tandis que la mobilisation passive qui ne favorise que peu la circulation sanguine et peut créer des déchirures parfois même musculaires et ligamentaires, des fractures parcellaires entraînant la constitution d'hématome douloureux qui secondairement peuvent se calcifier créant ainsi des obstacles supplémentaires aux jeux articulaires.
4. Complète :
La rééducation ne doit pas s'adresser seulement à un segment de membre mais à une fonction globale, rien ne sert de récupérer la mobilité du genou et la force musculaire de la jambe si on apprend pas au malade à marcher sans boiterie, de même, une épaule récupérée ne sert à rien si la main conserve des difficultés des gestes de la préhension.
Il faut penser à faire exécuter les gestes visuels de la vie courante, seuls tests valables de la récupération motrice.
5. Continue :
Il ne s'agit pas pour un malade de faire une séance quotidienne d'une ½ heure par jour, de 3 fois par semaine pour arriver à un bon résultat, il importe que le malade continue, en dehors du traitement dispensé par le kiné, les mouvements qui lui a appris a répéter seul, toutes les heures pendant des mois.
Il faut faire comprendre au patient que la rééducation doit être percevante, que seul son travail personnel a de la valeur, et qu'il ne doit pas rester passif à attendre la séance du lendemain.
6- Progressive :
La rééducation doit être continue mais aussi progressive, il n'est pas nécessaire d'aller trop vite, il faut réapprendre à un traumatisé d'abord à marcher avec des Béquilles puis 2 cannes puis avec une canne porté a la partie lésée . on réapprenant au malade à marcher on progressant lentement , il ferra des trajets répétés courts, à points pas égaux en conservant une statique correcte.
La rééducation n'a pas pour but à apprendre à un malade à courir en marathon.
Autres principes :
La kinésithérapie doit se faire sous la direction du chirurgien et sous le contrôle d'un médecin spécialisé.
Les exercices à pratiquer doivent être prescrits de manière à éviter toute erreur d'interprétation de la part du kiné, le médecin doit préciser : le pourquoi, comment, la date du lever, la date de l'appui autorisé, la fréquence et la durée de traitement.
La rééducation ne doit pas être faite par automatisme mais par intelligence de la part du kiné qui doit tenir compte de la condition sociale et l'état psychique ou intellectuelle du sujet, de sa volonté et de son désir de récupération, de façon à obtenir de sa part le maximum de coopération.